• Caïman noir
    Cousin de l’alligator américain, le caïman noir est le plus gros prédateur de toute l’Amérique du Sud. Sa tête noire lui permet de se cacher dans les eaux boueuses pour guetter ses proies, comme les serpents et les tapirs. Il a aussi quelques ennemis, tels le jaguar et l’anaconda. Les jeunes caïmans chassent ensemble, mais leur vie est courte, car les caïmans adultes mangent souvent leurs petits.
     
     
    Caractéristiques
    Genre/Espèce :Melanosuchus niger
    Taille :Jusqu’à 6 m de long
    Poids :Environ 450 kg
    Habitat :Forêts inondées et cours d’eau du nord de l’Amérique du Sud
    Proies :Grands mammifères, reptiles et poissons
    Durée de vie :Environ 40 ans
     
     
    Cuir épais :   
    Le caïman noir a sur le dos les écailles les plus robustes de tous les alligators et crocodiles du monde. Avec une épaisseur allant jusqu’à 4 cm, la cuirasse du caïman défie les griffes et les crocs de ses plus redoutables ennemis.
    Chasseur de tête :
    Ce caïman doit son nom à sa tête, qui va du noir foncé au brun sombre avec des motifs noirs. Ces couleurs aident le chasseur à se cacher quand il s’approche de ses proies dans l’eau brunâtre, ne laissant pointer que ses yeux et son museau.
     
     
    C’est la jungle, ici
    Avec ses 6 m de long et son poids d’une demi-tonne, le caïman noir est le plus gros prédateur de l’Amazonie. Mais la jungle est pleine d’autres prédateurs dont le reptile doit se méfier. Le caïman a parfois à se défendre contre des jaguars. Les affrontements les plus rudes l’opposent à l’anaconda. Son épaisse armure ne le protège pas car l’anaconda étouffe ses victimes à mort, mais les redoutables dents du caïman peuvent infliger de terribles blessures au serpent.
     
     
    Inondation mortelle :Quand l’Amazone est en crue, les eaux du fleuve envahissent les forêts au sol habituellement à sac. Les caïmans aiment chasser dans ces zones inondées pour se gaver de serpents et d’autres reptiles piégés par les eaux.
    Œufs durs :Les œufs du caïman ont des coquilles épaisses que les prédateurs ne peuvent briser. Mais souvent les petits caïmans qui sont à l’intérieur n’arrivent pas à les percer, et les femelles doivent porter les œufs dans l’eau pour ramollir les coquilles au moment où les jeunes sont prêts à éclore.
     
     
    Mangeur mangé
    L’un des jeunes caïmans qui chassent ensemble a repéré une grenouille et il entraîne le groupe vers la proie. Ils nagent en ne laissant pointer à la surface que leurs yeux et leur museau, et la grenouille ne les voit pas.
    Un des jeunes caïmans, plus gros et plus rapide que les autres, sort du groupe et s’empare de la grenouille pour son propre compte. Il nage à l’écart pour la dévorer.
    Manquant d’expérience, il nage seul sans mesurer le danger qui le guette. Un caïman noir adulte lui barre le passage, ouvre ses mâchoires et les referme sur le jeune imprudent.
     
     
    Le savais-tu ?
    On a chassé le caïman noir presque jusqu’à l’extinction de l’espèce, mais les populations se sont reconstituées et sont redevenues abondantes en Amazonie.
     
     
     
        
     
          
     
     
     


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  • Anaconda géant
    Glissant dans les marais et les fleuves d’Amérique du Sud tropicale, l’anaconda géant est le plus lourd serpent du monde. Il peut peser plus de cent kilos et dépasser les huit mètres de long. Il a inspiré nombre de contes et de légendes sur les monstres-serpents de la jungle.
     
     
    Caractéristiques
    Espèce :Eunectes murinus
    Taille :Jusqu’à 8,20 m
    Poids :Jusqu’à 135 kg
    Habitat :Forêts tropicales d’Amérique du Sud
    Proies :Mammifères, oiseaux, reptiles et poissons
    Durée de vie :Jusqu’à 20 ans
     
     
    Corps flexible :   
    Grâce à sa musculature puissante qui parcourt tout son corps, le serpent peut s’enrouler facilement autour de sa victime et serrer si fort qu’elle a peut de chance de s’en sortir.
    Large four :
    Les grandes proies ne lui posent pas de problème. Il peut littéralement démonter ses mâchoires pour avaler une proie plus grosse que lui.
    Belle plante :
    Le jour, l’anaconda dort dans les branches des arbres, souvent confondu avec une grosse plante grimpante.
     
     
    Étreinte mortelle
    Ondulant dans les eaux troubles des fleuves, rivières et marais, l’anaconda géant frappe sans prévenir, saisit sa proie dans sa gueule et l’entraîne dans l’eau. L’étreinte mortelle commence. Le serpent s’enroule autour de sa proie pour l’immobiliser. Il resserre se prise jusqu’à ce que la victime suffoque et étouffe. Ce serpent géant peut tout manger, de la biche au cochon sauvage. On raconte même que des hommes ont été avalés !
     
     
    Vision nocturne :Ses pupilles verticales s’ouvrent plus grand et plus vite que les pupilles rondes. Elles emmagasinent ainsi un maximum de lumière, lui permettant de chasser la nuit.
    Nez en l’air, langue pendante :Ses narines sont sur le sommet de sa tête plate. Il peut donc respirer tout en se cachant dans les eaux peu profondes. Sorte de capteur, sa langue sort pour flairer l’air et d’éventuelles proies. Au repos, elle se rétracte dans sa bouche.
     
     
    Pas d’issue de secours
    Un anaconda s’embusque dans un cours d’eau. Il détecte le mouvement d’un caïman. Invisible, il s’en approche, le saisit dans ses mâchoires et enroule fermement ses anneaux puissants autour de sa victime.
    Augmentant sa pression, l’anaconda comprime sa proie jusqu’à ce qu’elle meure. Il ouvre ensuite la gueule et engloutit lentement son repas.
     
     
    Le savais-tu ?
    Les anacondas géants peuvent mettre au monde plus de 80 petits serpents à la fois.
     
     
     
     
     
     
                


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  • Dapédium
    Le dapédium savait sûrement qu’il n’était qu’un petit poisson vulnérable dans les vastes et dangereuses mers préhistoriques. Vivant dans les océans entourant ce qui est devenu l’Europe actuelle, il cherchait à éviter les prédateurs monstrueux qui n’auraient fait de lui qu’une bouchée. Jeune, son corps fuselé lui permettait de nager vite mais l’adulte plus lent et arrondi en forme d’assiette était surtout protégé par l’armure couvrant sa tête et les pointes garnissant ses écailles.
     
     
    Caractéristiques
    Espèce :Dapedium politum
    Taille :Jusqu’à 8 cm de long
    Proies :Petits animaux marins
    Habitat :Des fossiles ont été trouvés en Europe
    Prononciation :da-pé-di-om
     
     
    Bon bec :   
    Le dapédium était muni de petites mâchoires garnies de bonnes dents. Celles de devant, longues et pointues comme des crocs, lui servaient à harponner ses proies.
    Heaume : 
    Ce poisson préhistorique n’était pas dépourvu de défenses. Sa tête était protégée par des écailles osseuses empêchant les petits prédateurs d’y mettre les dents et rendant difficile toute attaque frontale.
     
     
    La peau dure
    Malgré sa petite taille, le dapédium a survécu longtemps – environ 70 millions d’années. C’est une longévité admirable compte tenu des prédateurs présents dans les mers de la préhistoire. Des monstres comme le nothosaure et l’ophtamosaure n’avaient aucun mal à broyer son armure et à le tuer d’un coup de dents. Mais ses petites écailles coupantes et pointues sur les bords étaient sans doute une bonne protection : il les frottait contre ses ennemis pour leur infliger de multiples coupures. Surpris, les prédateurs lâchaient le petit poisson qui prenait vite la fuite.
     
     
    Rondeurs :Le dapédium ne prenait sa forme arrondie qu’à l’âge adulte. Auparavant, il était long et fuselé comme la plupart des poissons préhistoriques. Cela lui permettait d’échapper aux prédateurs avant qu’il soit pourvu de toutes ses défenses.
    Bien caché :Ses gros yeux permettaient au dapédium de voir convenablement dans les eaux profondes et sombres. Il savait nager en profondeur pour trouver des proies et échapper aux gros prédateurs marins.
     
     
    Chronologie :
    Le dapédium vivait pendant le Trias et le Jurassique.
     
     
    Le savais-tu ?
    À cause de son corps arrondi, le dapédium est parfois surnommé le « poisson lune ».
     
     
     
     
     
     
       


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  • Gigantopithèque
    Le gigantopithèque est le plus grand primate qu’ait porté la Terre, atteignant deux fois la taille des gorilles actuels. Cet énorme singe mêlait les traits de plusieurs primates modernes : il avait la tête d’un orang-outan, mais le comportement d’un gorille. Malgré son air effrayant de Kong Kong de la préhistoire, ce singe ne menaçait probablement que les bambouseraies.
     
     
    Caractéristiques
    Espèce :Gigantopithecus blacki
    Taille :Jusqu’à 3 m de haut
    Poids :Jusqu’à 550 kg
    Nourriture :Bambous surtout, quelques fruits
    Habitat :Des fossiles ont été trouvés au Vietnam et en Chine
     
     
    Arbre interdits :   
    Ce singe était un cousin des actuels orangs-outans, mais il était trop grand pour se déplacer comme eux d’arbre en arbre. Les savants pensent qu’il vivait au sol et marchait probablement sur ses poings, comme les gorilles actuels.
    Bon bambou : 
    Les fossiles montrent que les dents du gigantopithèque ressemblaient à celles des pandas géants. Elles étaient creuses, idéales pour couper et broyer des plantes comme le bambou.
     
     
    Vieux secret chinois
    De tout temps, les Chinois ont utilisé dans leurs remèdes traditionnels des fossiles trouvés dans des grottes. Ils les appelaient dents de dragon et prétendaient qu’ils pouvaient soigner aussi bien un rhume qu’un cancer. En 1935, un savant allemand examina une de ces dents de dragon et y reconnut une molaire d’un primate qui n’avait jamais été décrit. Plus tard, il trouva d’autres dents ou mâchoires prouvant l’existence d’un grand singe qu’il appela gigantopithèque.
     
     
    Extinction :L’importance du bambou dans l’alimentation de ce singe a pu contribuer à sa disparition. Cette plante meurt périodiquement, et il a pu souffrir de famine. Il devait aussi disputer cette source limitée de nourriture aux pandas géants et aux premiers humains, qui s’en servaient pour leurs outils ou leurs habitations.
    Survivant :Des gens pensent que ce singe a survécu. Il serait passé par la bande de terre reliant autrefois l’Asie et le nord de l’Amérique, où il ne serait autre que le bigfoot.
     
     
    Chronologie :
    Le gigantopithèque a vécu entre 6,5 millions et 300 000 ans avant nous, pendant les ères Tertiaire et Quaternaire.
     
     
    Le savais-tu ?
    Durant la 2ème Guerre mondiale, la seule collection de dents de gigantopithèque fut abritée dans une bouteille.
     
     
     
       
     
     
     
     
     
     


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  • Coelurosauravus
    Le coelurosauravus a devancé les frères Wright d’environ 250 millions d’années. Ce petit reptile est le premier animal évolué connu à avoir été capable de s’élancer dans les airs. Il s’envolait en étendant ses drôles d’ailes du haut d’un arbre, et pouvait planer sur de grandes distances. Il vivait dans les arbres et se nourrissait des insectes qu’il trouvait sur leurs écorces.
     
    Caractéristiques
    Espèce :Coelurosauravus largus
    Taille :Jusqu’à 30 cm de long, jusqu’à 30 cm d’envergure
    Proies :Insectes
    Habitat :Des fossiles ont été trouvés en Europe et à Madagascar
    Époque :Il y a 250 millions d’années, pendant le Permien
    Prononciation :co-é-lu-ro-so-ra-vus
     
     
    Tête d’os :   
    Cet ancien reptile avait sur la tête une crête osseuse, comme un tricératops miniature sans cornes. Cette crête était pointue sur ses bords, et le protégeait contre les morsures de ses ennemis.
    Croquant :
    Le coelurosauravus avait des mâchoires en forme de bec, armé de petites dents pointues. Il chassait les insectes dans les forêts préhistoriques et croquait facilement ses proies entre ses dents.
     
     
    Premier à voler
    Tous les fossiles le démontrent, ce fut le premier animal plus évolué que les insectes à pouvoir voler. Des ligaments osseux reliés par une fine couche de peau (comme une nageoire de poisson) partaient de ses flancs. Il pouvait plier ses ailes. Se lançant d’une branche, il les déployait pour se laisser porter par l’air jusqu’à un nouvel arbre distant de dizaines de mètres. Contrairement au lézard volant actuel, ses ailes n’étaient pas articulées sur ses côtes, et elles fonctionnaient indépendamment du reste de son corps.
     
     
    Navigation :La longue queue de ce reptile faisait la moitié de sa longueur totale. En vol, le coelurosauravus s’en servait pour diriger sa course aérienne en inclinant la queue vers la gauche ou la droite.
    Précurseur :Vivant il y a 250 millions d’années, le coelurosauravus a précédé d’environ 20 millions d’années les premiers dinosaures. Il a disparu lors d’un désastre qui a éliminé 90% de la vie sur Terre.
     
     
    Prochain arrêt…
    Au petit matin, plusieurs coelurosauravus font du bruit dans un arbre, à plus de trente mètres du sol. Ils déploient leurs ailes pour capter la chaleur du soleil leur permettant de chasser durant la journée.
    Quand ils ont fait le plein d’énergie, les reptiles sautent et planent dans les airs. Certains s’arrêtent vite dans un arbre voisin, d’autres se laissent porter par le vent et se posent sur des arbres plus éloignés, où les insectes sont plus abondants.
     
     
    Le savais-tu ?
    L’un des premiers savants à étudier ce reptile lui a retiré ses ailes en pensant que c’étaient les nageoires d’un ancien poisson.
     
     
     
     
        
     
     
     


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